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Des bouleversements pandémiques transforment le milieu de l’éducation à l’aube de la 5G

25 mai 2021

Sarah Prevette (photographiée), entrepreneuse de Toronto, s’est entretenue avec des enseignants de partout en Amérique du Nord durant les premiers mois de la pandémie. Elle a perçu chez eux une réticence à revenir aux formes « habituelles » de cours en classe, de même qu’une ouverture dans les districts scolaires à utiliser la technologie pour hausser l’intérêt des élèves envers leur milieu d’étude. NICK MENZIES PHOTOGRAPHY

Mark Davidson se souvient des premiers moments de la pandémie comme d’une « secousse se déroulant au ralenti ». Même s’il a eu le temps de la voir déferler, le choc n’en fut pas moins terrible.

« Le gouvernement nous annonçait le vendredi que nous allions être de retour en classe le lundi. Puis, le dimanche, le message était devenu : “Non, ça ne se fera pas et vous devez faire en sorte que les élèves puissent poursuivre leurs cours depuis la maison, le plus vite possible” », explique Davidson, administrateur en chef de la division scolaire des écoles publiques de Medicine Hat dans le sud de l’Alberta.

Même avec un préavis aussi court, la division est arrivée en quelques jours à peine à mettre en place des ressources en ligne et une structure de cours pour que les quelque 7 500 élèves de ses 17 établissements scolaires – depuis la maternelle jusqu’aux dernières années du secondaire – disposent du nécessaire pour continuer leur apprentissage à la maison. 

Les enseignants de partout au Canada ont affronté ce même défi avec le même aplomb. Malgré la lourdeur du format imposé, ils ont été nombreux à percevoir le bon côté de cette transition soudaine vers la technologie numérique.

« Le personnel a vite compris que certains outils en ligne, dont il craignait devoir faire l’apprentissage, étaient déjà accessibles et bien moins complexes à maîtriser qu’il ne l’aurait cru », poursuit Davidson.

Le futur de l’enseignement numérique

À mesure que la pandémie se résorbe et que les élèves retournent en classe, la technologie continuera d’occuper une part toujours croissante de leur coffre à outils.

Du coup, le déploiement de la technologie 5G à l’échelle du Canada devient une ressource essentielle à long terme pour les enseignants et les élèves. La 5G de TELUS est déjà présente dans les grandes villes, et le réseau est en pleine expansion dans toutes les régions. Nous préparons les écoles canadiennes pour le futur de l’éducation numérique, une perspective que les enseignants adoptent déjà volontiers. D’ici la fin de l’année, la 5G de TELUS devrait être accessible à plus de 70 pour cent de la population canadienne.

Future Design School, une firme installée à Toronto, aide des écoles partout en Amérique du Nord à planifier l’intégration d’innovations et de nouvelles façons d’enseigner et d’apprendre. Selon Sarah Prevette, présidente et cheffe de la direction de la firme, et entrepreneuse en série, les enseignants sont très heureux des progrès réalisés à l’égard des technologies de pointe et des stratégies d’utilisation depuis le début de la pandémie. Ce sont des avancées qui leur permettent d’intégrer à leurs outils habituels de nouvelles méthodes d’enseignement.

« Les enseignants nous disent haut et fort qu’ils ne chercheront pas à revenir aux méthodes dites « normales », et qu’ils s’ouvrent à toutes ces nouvelles façons de mettre la technologie de leur côté pour stimuler la participation active des élèves à l’école », explique-t-elle.

Parmi les changements adoptés dans le sillon de la pandémie, on note une hausse des « classes inversées » chez les enseignants. C’est un concept qui existe depuis longtemps, mais qui est devenu très tendance avec le passage aux plateformes de formation en ligne. 

Dans une classe inversée, les élèves reçoivent à l’avance une présentation ou une leçon enregistrée. Ils sont alors invités à faire leurs propres recherches, puis à revenir en classe prêts à mettre leur nouveau savoir en pratique, à discuter et à se joindre à des projets de groupe.

Les anciens formats d’évaluation sont aussi remis en question. Comme le souligne Prevette : « Si je vous pose une question et que vous trouvez la réponse sur Google – je n’évalue pas vraiment vos connaissances. »

Le corps enseignant affronte ce problème avec de nouveaux types d’évaluations qui permettent aux élèves de démontrer leurs connaissances autrement, comme la création d’un journal, la préparation d’un dossier ou l’organisation de discussions et de présentations.

Les applications éducationnelles s’avèrent utiles à ce chapitre. Par exemple, créée à Vancouver, l’application de lecture Simbi motive les élèves à lire en leur proposant de le faire à voix haute pendant que d’autres apprenants dans le monde les écoutent en suivant l’histoire écrite. 

Selon Aaron Friedland, chef de la direction de Simbi, le nombre d’utilisateurs a plus que doublé dans les deux premiers mois de la pandémie. Les enseignants sont aussi ravis de pouvoir utiliser Simbi comme autre moyen d’évaluation des capacités langagières de leurs élèves. 

Avec Simbi, plus de 130 000 enfants peuvent lire un livre pour en retirer un effet positif immédiat. Quant aux enseignants, qui peuvent suivre à distance les progrès de leurs élèves, ils sont reconnaissants du gain d’efficacité qu’ils obtiennent avec Simbi.

Une connexion fiable : un incontournable

À Medicine Hat, où l’accès au réseau 5G de TELUS est prévu cette année, Davidson dit que les enseignants mettent déjà à contribution des applications et logiciels éducatifs. Divers intervenants de cette division scolaire ont aussi collaboré pour créer une école en ligne qu’ils ont nommée « The Hub », et qui offre des options d’apprentissage à distance aux enfants, de la maternelle à la neuvième année. 

Ce centre à distance auquel sont inscrits 480 élèves a démarré à l’automne 2020 comme une solution de rechange au retour en classe et aux envois postaux de crayons et de documents papier. Une solution qui pourrait fort bien perdurer si le taux d’inscriptions demeure stable. Les services du centre sont avantageux pour les jeunes immunodéprimés ou anxieux, ou dont certaines difficultés compliquent la présence physique à l’école.

Être présent à l’école reste le premier choix des élèves. « Toutefois, nous avons bien vu que l’apprentissage en ligne a sa place et ses avantages pour certains élèves, et qu’il faudra conserver ces structures et en assurer la qualité et la stabilité », remarque Davidson.

Ces progrès renforcent les moyens déjà en place pour les élèves des communautés éloignés qui dépendent en partie de l’enseignement à distance. Ils tireront automatiquement avantage des offres en ligne améliorées. 

Les enseignants de la division scolaire des écoles publiques de Medicine Hat dans le sud de l’Alberta font bon usage de logiciels éducatifs et d’applications de pointe en matière d’apprentissage. Les responsables de la division ont également créé avec succès une option d’apprentissage à distance pour les enfants de la maternelle à la neuvième année qui pourrait bien s’implanter post-pandémie, affirme Mark Davidson (photographié), administrateur en chef. DELMAR PHOTOGRAPHY

Les politiques du gouvernement creusent davantage le fossé numérique au Canada et empêchent les Canadiens en région rurale de bénéficier d’une connexion internet optimale. Vous pouvez contribuer à changer les choses.

Cela dit, l’accès à une connexion haute vitesse fiable est essentiel au succès des élèves – un enjeu dont TELUS a clairement pris la mesure. L’entreprise technologique annonçait récemment qu’elle étendrait son réseau gigabit de fibre optique haute vitesse à plus d’un million de résidences et d’entreprises additionnelles dans les prochaines années. Et cela inclut les collectivités autochtones peu desservies en Colombie-Britannique et en Alberta.

De telles démarches, ainsi que les efforts d’autres entreprises de technologies pour déployer la 5G, permettent aux enseignants et aux fournisseurs de plateformes éducationnelles de voir grand. À titre d’exemple, les responsables de Simbi collaborent avec les aînés des Premières Nations et les membres des collectivités autochtones pour intégrer à l’application des histoires écrites dans leurs dialectes et langues maternelles. Ici aussi, Friedland espère que l’expansion de la connectivité mobile facilitera ce type d’initiatives.

Selon lui, il existe aussi d’excellentes occasions pour la 5G de faire progresser des plateformes qui utilisent les tactiques et les outils des plus grands médias sociaux à des fins éducatives au lieu d’y véhiculer des contenus sociaux. 

« L’intelligence artificielle pourra s’appuyer sur les données de l’élève pour lui proposer la prochaine leçon à suivre ou le prochain livre à lire, selon sa performance, ce qui créera une expérience très près du jeu », conclut Friedland.

De son côté, Prevette remarque que « la 5G met en valeur l’utilisation de la réalité augmentée ou virtuelle pour permettre aux gens d’explorer des concepts demeurés purement théoriques pour les générations antérieures. »

Pour Prevette, compte tenu du potentiel de ces innovations de prochaine génération – et de la demande déjà forte pour les outils de téléconférence et de diffusion vidéo en continu de haute qualité – il est impératif de construire l’infrastructure mobile de pointe nécessaire à nos écoles.

« Nous devons aider les élèves à tirer parti des outils technologiques qu’ils vont infailliblement utiliser dans l’avenir, nous dit Prevette. Mais nous devons aussi leur permettre d’explorer dès maintenant cette vision future du monde dont ils hériteront. »

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