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Deux marchands ambulants à l’extérieur d’une église au Portugal

Connecter les Canadiens

La lutte d’une nomade pour rester branchée

Nov 4, 2019

« M’entendez-vous maintenant? »

J’éteins la connexion Wi-Fi de mon téléphone et je sors sur la terrasse. La lumière du phare de Cabo da Roca mouchette de diamants la surface de la piscine de l’hôtel où je loge à Almoçageme, au Portugal, à une demi-heure de Lisbonne.

Bingo. Il n’y a plus de délai d’attente crépitant à qui mieux mieux. J’aurai souvent recours à cette astuce au cours des quatre prochaines années pour me protéger contre les connexions Skype et Fongo des plus rudimentaires. Éteindre le Wi-Fi, sortir, appeler – voilà le secret du voyageur pour des conversations sans friture.

On est en décembre 2015, huit semaines déjà depuis le début de ce qui allait se révéler une aventure nomade de quatre ans.

M’entendez-vous maintenant?

Almoçageme est une des plages d’Europe les plus courues, mais la connexion Internet y est tellement mauvaise que je fais des appels sur Skype, debout sous les étoiles et à l’aide de mon forfait de données plutôt que le Wi-Fi dans la maison. Je regarde The Wire sur DVD puisqu’il vaut mieux oublier Netflix.

Mes mésaventures avec le Wi-Fi ne sont pas des faits isolés durant mon périple. Elles se répètent dans bon nombre des 25 pays que je parcours comme travailleuse nomade. Non, mes plus grands soucis ne sont pas la sécurité ou la langue, mais plutôt : Le lit est-il confortable et la connexion Internet est-elle bonne?

« Oui, oui. Excellente. La plus rapide! »

Les gens ne voient que le côté séduisant de la vie d’un voyageur. Ils ne soupçonnent pas tous les petits irritants qu’il lui faut surmonter. Internet s’avère une difficulté toujours présente parce que, pour mes hôtes, cette question n’est pas aussi importante qu’elle l’est pour moi.

Les nomades sont des travailleurs à temps plein, vous savez. Les gens ne peuvent s’imaginer les aléas d’un voyage de quatre ans et le tracas causé par des déménagements perpétuels. Ce ne sont pas des vacances à la plage. Je dirais plutôt un long itinéraire dans des sables mouvants. En vacances, les gens qui ont une mauvaise connexion Internet s’en plaignent puis haussent les épaules. Bientôt, ils changeront d’hôtel ou retourneront à la maison.

Mais, pour un nomade, il est terrible de perdre une occasion de travailler puisqu’il sait qu’il sera toujours en pays inconnu. Beaucoup de choses peuvent interrompre son travail : radiateurs brisés, inondations, pannes d’électricité, cafards, rats, scorpions et autres nuisances.

Mais s’il ne peut pas travailler du tout, il n’a plus de revenu. Et qu’en est-il de la productivité? Un élément à considérer même si on est son propre employeur. Pour le nomade, une « perte de productivité » représente une perte d’occasions d’explorer des endroits incroyables.

À chacun sa vérité, voilà ce que j’ai appris. Pour mes hôtes, la connexion Internet est rapide. Pour moi, elle ne l’est pas. Très frustrant. Mais les gens ne mentent pas lorsqu’ils disent que leur connexion Internet est bonne : ils le croient vraiment.

J’ai commencé à tirer cette leçon lors de mon séjour en Croatie, avant de me rendre au Portugal, dans un loft de 500 ans à Motovun, une ville vénitienne de 1 000 ans. J’avais pourtant pris soin de m’assurer par courriel auprès de la propriétaire des mois plus tôt que la connexion Internet était rapide. Mais elle n’a jamais mentionné la limite de 10 gigaoctets par mois... Et pourquoi penserais-je à demander un truc pareil? Il ne s’agit tout de même pas d’un forfait de services mobiles!

Au Portugal, le cauchemar se poursuit ainsi que mon apprentissage.

Lors de mon séjour à la maison en bord de plage, le dollar canadien perd 15 pour cent de sa valeur presque du jour au lendemain. Deux semaines plus tard, à Porto, 65 pour cent de mon revenu s’envole en fumée parce que l’une des entreprises pour lesquelles j’écris est rachetée. Ma nouvelle réalité financière m’oblige donc à chercher du travail sur le web tout en tentant de dénicher de nouvelles destinations et d’autres devises plus avantageuses.

Un bon internet est un droit humain fondamental

Voilà donc une autre réalité de la vie nomade, le besoin constant de faire des recherches : où suis-je, où vais-je, combien ça va coûter, ad vitam aeternam. Il est difficile d’être dans le moment présent lorsqu’il faut toujours penser au lendemain. Alors que mon séjour dans la zone euro tire à sa fin, je choisis le Mexique comme prochaine destination, là où le dollar canadien fait encore bonne figure et les Canadiens ont un visa de six mois.

Mais qu’en est-il du service Internet au Mexique? Incertitude garantie! Vu l’état de mes finances, je sens que l’aventure est risquée.

J’ai toujours un emploi à temps partiel de sous-titrage codé, mais ce n’est pas la manne. Avant de me rendre au Mexique, je retourne à Vancouver pour faire le point au bureau. Pendant ce temps, je télécharge quantité de films et émissions dont j’ai besoin pour mon travail pour plusieurs semaines. Grâce à la connexion haute vitesse TELUS de notre bureau à Yaletown, mon voyage au Mexique ne m’inquiète plus, bien que ce soit le premier pays envers lequel j’éprouve de l’appréhension : bonjour le choc culturel et l’adaptation.

Les politiques du gouvernement creusent davantage le fossé numérique au Canada et empêchent les Canadiens en région rurale de bénéficier d’une connexion Internet optimale. Vous pouvez contribuer à changer les choses.

Quelle bonne idée que ces préparatifs! La connexion Internet « haute vitesse » dans un quartier d’ouvriers près du Zocalo de Oaxaca n’est pas tout à fait du calibre de la fibre de TELUS dans l’Ouest canadien. J’ai donc plusieurs problèmes avec la nouvelle installation du service Internet, notamment un micrologiciel désuet, ainsi que d’autres problèmes de connectivité très contrariants pendant mes premières semaines à Oaxaca.

Aujourd’hui, je reconnais l’importance d’un service Internet fiable et rapide. Je suis maintenant convaincue qu’une bonne connexion Internet fiable est un droit fondamental. Je constate combien cela compte, que l’accès à Internet peut être un grand facteur égalisateur pour ceux qui peuvent travailler en ligne, peu importe le pays.

Alors, depuis que je me suis posée au Canada, je m’éclate sur Internet. J’ai 150 mégaoctets et un réseau maillé à ma disposition, puisque des geeks purs et durs m’ont conseillé d’acheter un modem et un routeur pour obtenir la connexion la plus stable qui soit et une réception à toute épreuve.

J’ai probablement réfléchi plus que la plupart des gens à ce que signifie « un chez-soi », surtout en prévision de la vie après mes déplacements continuels. J’ai créé un chez-moi qui répond exactement à ce dont j’ai besoin et à ce que je veux : un endroit confortable où il fait bon vivre et où l’accès à Internet est fiable. Je n’aurai plus jamais à sortir dans la rue à la recherche d’une meilleure réception.

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