Bailey McGill, boursière du programme de bourses d’études TELUS.

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Une boursière de TELUS inspire de nouvelles générations d’élèves autochtones

3 déc. 2023
Bailey McGill saisit toutes les occasions d’intégrer les modes de connaissance autochtones et, dans sa salle de classe, enseigne aux jeunes générations les histoires qu’elle aurait aimé entendre à l’école.
Âgée de 26 ans, cette femme Saugeen Anishinâbe de la Première Nation Timiskaming au Québec en est à la moitié du programme
Waaban Indigenous Teacher Education
de l’Université York et vient tout juste d’entreprendre ses stages dans le Grand Toronto.
Dossiers d’élèves contenant des activités et des leçons de classe.

Bailey intègre des enseignements traditionnels et sacrés, notamment la roue de médecine, dans ses cours avec les élèves de l’école primaire Ossington/Old Orchard.

Bailey a reçu la
bourse d’études TELUS
par l’intermédiaire d’Indspire, un organisme de bienfaisance national autochtone qui investit dans l’éducation des Premières Nations, des Inuits et des Métis, pour qu’à long terme, elle leur apporte des avantages ainsi qu’à leurs familles, à leurs collectivités et à tout le Canada. Cette année, la Fondation TELUS pour un futur meilleur🅫 s’est associée à Indspire pour souligner et cultiver l’incroyable potentiel qui existe au sein des collectivités autochtones. Cette bourse a été conçue en collaboration pour aider les jeunes autochtones de 17 à 29 ans à poursuivre leurs rêves, tout en éliminant les obstacles financiers et en récompensant les efforts qu’ils déploient pour apporter des changements positifs dans leurs collectivités.
Le rêve de Bailey, qu’elle concrétise déjà dans le cadre de ses stages d’enseignement, est de fournir à la prochaine génération d’élèves autochtones les outils dont ils ont besoin pour comprendre ce que signifie la réconciliation avec les peuples autochtones, pourquoi elle est importante et ce qu’ils peuvent faire pour l’encourager. 
« Je ne pourrais pas faire le travail que je fais actuellement sans l’aide de programmes comme Indspire et sans la bourse d’études de TELUS. Cela change la vie des élèves autochtones qui, autrement, n’auraient pas la chance d’aller à l’école », affirme Bailey.
Elle s’inspire de son père, Bob, qui lui a appris à être fière de son héritage et de sa culture autochtones.
Bob McGill, père de Bailey McGill, boursière du programme de bourses d’études TELUS.

Bob McGill

« Le fait de pouvoir partager des histoires avec mon père a été bénéfique pour moi, mais aussi pour lui, parce qu’il a grandi à une époque où il n’était pas acceptable d’être autochtone, explique-t-elle.
Comme je suis née dans les années 90, j’ai profité de ce vent favorable. Je connais bien le sentiment de n’appartenir à aucun des deux mondes, alors que peut-être, je devrais appartenir aux deux », affirme-t-elle.
Aujourd’hui, Bailey constate un changement de point de vue dans la société et espère que ses efforts dans la salle de classe pourront accélérer ce changement positif.
« Nous avons des gens qui sont sur le point de comprendre ce que signifie être autochtone sur l’île de la Tortue. Ce n’était pas le cas il y a cinq, voire dix ans. Maintenant, je pense que c’est le moment où se fait le vrai travail », déclare-t-elle.
Cela se passe dans sa classe chaque fois que Bailey accueille ses élèves avec le mot Anishinâbe « Aaniin » et qu’ils l’imitent, et chaque fois qu’elle présente la roue de médecine et qu’elle leur rappelle comment ils sont tous interconnectés. Elle voit chacun de ces échanges comme une étape vers le respect mutuel et une compréhension profonde des relations avec les autres et la nature.  
Roue de médecine épinglée au-dessus du tableau blanc de la classe.
McGill est particulièrement enthousiaste à l’idée d’entreprendre son prochain stage à l’école primaire Kapapamahchakwew (ou Wandering Spirit) de Toronto, qui offre aux enfants autochtones l’occasion unique d’apprendre les traditions culturelles Anishinaabe.
Elle est bien placée pour connaître l’importance pour les jeunes autochtones de se plonger dans leurs traditions et de trouver des façons de renouer avec les aspects de leur culture qui ont été effacées par des décennies de mauvais traitements infligés aux peuples autochtones. Son père a survécu à la
rafle des années soixante
et sa grand-mère maternelle est une survivante du système de pensionnats autochtones du Canada.
« Il est impossible de chasser le traumatisme intergénérationnel, car il laisse un grand vide. Il faut le remplacer par quelque chose, et notre culture a joué un rôle important dans le processus de guérison », affirme-t-elle.
Bien que gratifiant, le travail n’est pas facile. Bailey reconnaît qu’elle est encore régulièrement confrontée à des préjugés et à des barrières systémiques. Toutefois, elle est reconnaissante de la force de sa collectivité et de l’exemple de persévérance et de résilience qu’elle voit en son père.
« Le fait d’être rassurée par mon père, qui a traversé et vu bien plus de choses que moi, et de savoir qu’il est arrivé là où il est et qu’il continue à travailler et à se réapproprier sa culture après toutes ces années, je sais que je serai capable et que je réussirai », dit-elle.
Jetez un coup d’œil au programme bilingue Bâtir un avenir meilleur : Bourses d’études et bourses d’excellence d’
Indspire
afin d’en savoir plus sur le financement offert pour favoriser les études postsecondaires. Lisez d’autres histoires inspirantes comme celle-ci et découvrez l’engagement de longue date de TELUS en faveur de la réconciliation dans le
Rapport sur la réconciliation et la connectivité des collectivités autochtones 2023
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