
Mo AlGermozi et comment bâtir un avenir plus propre pour le transport mondial
#AidonsNosPME · 23 avr. 2026
Mo AlGermozi a fondé
GIT Coverings
avec la conviction que le secteur du transport maritime n’avait pas à choisir entre protéger ses navires et protéger l’océan. Depuis son siège social mondial à Dartmouth, en Nouvelle-Écosse, GIT Coatings a traité environ 600 navires depuis 2022 et a obtenu l’approbation indépendante de Lloyd’s Register. Dans cette entrevue Champions de la croissance, AlGermozi nous explique ce qui l’a incité à créer cette entreprise, les problèmes qu’il a connus à faire sa place dans l’un des secteurs les plus conservateurs au monde et la façon dont la technologie l’a aidé à bâtir une entreprise durable.
Qu’est-ce qui vous a motivé à lancer GIT Coatings?
AlGermozi : Plus j’étudiais comment le secteur du transport maritime gérait l’entretien des coques des navires, plus il était difficile d’accepter les revêtements antisalissures traditionnels comme unique option. Ces produits rejettent de manière continue des biocides toxiques dans l’océan. C’est ainsi que procède le secteur depuis des décennies, considérant les conséquences comme un coût inévitable.
Je n’avais de cesse de me demander s’il y avait une meilleure solution. Le graphène offrait une solution fondamentalement différente. Ce matériau crée une surface plus dure et plus lisse, capable de résister aux salissures grâce à ses propriétés physiques plutôt qu’en raison de sa toxicité chimique. En gros, un meilleur rendement jumelé à une empreinte environnementale considérablement réduite. Dès que j’ai vu l’occasion, je ne pouvais pas ne pas la saisir.
« Notre objectif était simple : améliorer le rendement des navires tout en éliminant les compromis environnementaux. Nous avons vu l’occasion de mettre au point une solution plus propre en utilisant des matériaux de pointe pour éviter les salissures sans rejeter de produits chimiques nocifs dans l’océan. »
Comment se sont passés les débuts de la création de l’entreprise?
AlGermozi : Les premiers jours étaient très très occupés, à tous les niveaux. L’équipe était petite et nous faisions tout : concevoir la technologie, exécuter les traitements, recueillir des données sur le rendement et préparer un dossier de vente pour un secteur qui s’était installé dans ses habitudes depuis des générations.
Percer dans le secteur maritime exige des données, de la confiance et de la persévérance. Les propriétaires de navires ne changeront pas ce qui se trouve au bas d’un navire de plusieurs millions de dollars sur la simple consultation d’une brochure. Ils ont besoin de voir les résultats dans des conditions réelles, le tout validé par des personnes qu’ils respectent. Nous nous sommes donc concentrés sur l’élaboration de données probantes, un traitement à la fois.
Ce qui nous maintenait à flot était l’idée que si nous parvenions à démontrer un rendement mesurable, le taux d’adoption grimperait. À ce jour, nous avons traité environ 600 navires, démontré qu’il était possible de réaliser des économies de carburant d’environ 6 % à la sortie du chantier et obtenu l’approbation de Lloyd’s Registry. Cette validation a été importante pour nous.
Quel a été votre plus grand défi pour la croissance de l’entreprise?
AlGermozi : Le plus difficile dans ce secteur, c’est que la confiance ne se gagne que lentement et peut se perdre rapidement. Pour nous, chaque traitement était une expression de notre confiance dans notre produit. Initialement, notre expérience était limitée et notre technologie n’était pas tellement connue.
Nous nous sommes heurtés à un autre défi. Nous ne faisions pas que vendre un produit, nous demandions aux gens de changer complètement leur perception de l’entretien de la coque d’un navire. Les revêtements antisalissures traditionnels étaient tenus pour acquis et aucunement remis en question. Notre modèle de gestion proactive des coques exige des exploitants de consulter régulièrement les données sur le rendement de leurs coques et de traiter l’entretien comme un processus continu plutôt que comme un événement périodique.
« Le véritable tournant s’est produit lorsque nous avons réalisé que la technologie seule ne suffisait pas. Nous avions besoin de systèmes, de personnel et d’infrastructure pour offrir notre service à grande échelle. Il fallait donc aller au-delà de l’application du revêtement et créer un partenariat complet, combinant notre revêtement de graphène, la robotique, la surveillance fondée sur les données et les services-conseils. »
L’ouverture de notre siège social à Dartmouth a été une autre étape importante. La centralisation de nos activités de fabrication, de recherche et développement et de soutien à l’échelle mondiale nous a donné la cohérence opérationnelle requise pour évoluer sans perdre en qualité. Au fil de notre croissance, nous avons toutefois réalisé que l’excellence opérationnelle dépend d’une infrastructure technologique fiable. Notre partenariat avec
TELUS Affaires
a fourni la structure permettant à nos équipes dans tous les fuseaux horaires de rester connectées durant notre transition d’une jeune pousse émergente à un fournisseur de solutions mondiales.Quel conseil donneriez-vous à un entrepreneur du secteur des technologies propres?
AlGermozi : Assurez-vous que votre argumentaire environnemental et votre argumentaire commercial se chevauchent. Si vous pouvez démontrer que le choix durable est également le choix le plus efficace et le plus rentable, la conversation change du tout au tout.
Investissez dans votre infrastructure opérationnelle plus tôt que nécessaire. Dès que vous commencez à étendre votre portée, les lacunes de vos systèmes deviennent de véritables problèmes. La technologie doit être vue comme un facteur de rendement, pas seulement comme une infrastructure. Et soyez patient dans la quête de confiance. Dans les secteurs conservateurs, la crédibilité se construit sur un rendement démontré au fil du temps.
Un dernier conseil pour la route?
AlGermozi : Choisissez soigneusement vos partenaires et choisissez-les en fonction de leur correspondance avec visées, non pas simplement en fonction de leurs capacités. Les fournisseurs et les partenaires technologiques avec lesquels vous travaillez orientent vos activités quotidiennes. Lorsque ces relations fonctionnent bien, elles sont invisibles.
Ne perdez pas de vue le problème que vous cherchez à résoudre. Dans le mouvement de croissance, il est facile d’oublier la mission initiale à l’origine de tout. Pour nous, la mission est de rendre le secteur du transport maritime mondial plus propre et plus efficace. C’est en gardant la mission à l’esprit que nous donnons un sens au travail accompli et que l’équipe reste motivée pendant les moments difficiles.
« Le monde change rapidement, et les secteurs qui s’adaptent sont ceux qui survivront. En matière de transport maritime, cela signifie qu’il faut adopter des solutions qui améliorent le rendement tout en réduisant l’incidence environnementale. C’est exactement ce que nous sommes en train de faire. »
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TELUS Affaires


