Mieux-être numérique / 16 juin 2019

Jeunes de la communauté LGBTQ+ : favoriser l’inclusion durant le mois de la Fierté gaie et après

Nimmi Kanji

Nimmi Kanji

Directrice générale, TELUS Averti

Teen with pride flag having fun at parade

J’ai récemment eu la chance d’assister à la 10e conférence annuelle de PREVNet, intitulée « Promoting Healthy Relationships for Youth: Creating Spaces that Support Equity, Diversity and Inclusion » (promouvoir des relations saines chez les jeunes en créant des espaces qui appuient l’égalité, la diversité et l’inclusion). Les journées étaient bien remplies et très instructives. Deux exposés m’ont particulièrement marquée, soit une présentation principale sur la victimisation fondée sur l’identité faite par Deinera Exner-Cortens, Ph. D. et professeure adjointe à l’Université de Calgary, et un atelier sur l’approche du gouvernement albertain pour contrer l’intimidation homophone ou transphobe, organisé par Kristopher Wells, Ph. D. et professeur adjoint à l’Université MacEwan. Des idées et des suggestions intéressantes sont ressorties de ces deux exposés et méritent d’être partagées, surtout en cette période de célébrations nationales pour le mois de la Fierté gaie.

Favoriser un environnement inclusif qui protège et célèbre les gens de toutes les identités

Mme Exner-Cortens a commencé sa présentation en donnant une définition simple de la victimisation fondée sur l’identité, également appelée intimidation fondée sur des préjugés. Elle a expliqué qu’il s’agit d’intimidation fondée sur l’identité d’une personne et d’un comportement qui se situe « entre la discrimination et la victimisation ». Les données d’une étude nationale réalisée aux États-Unis révèlent que pas moins de 31,3 % des cas d’intimidation fondée sur des préjugés sont liés à l’orientation sexuelle de la personne. L’intimidation fondée sur des préjugés peut aussi être liée au sexe, à la race, l’ethnie, la religion ou à un handicap.

Quelle que soit la raison, l’intimidation et la victimisation sont inacceptables et peuvent avoir de graves conséquences. Des études montrent que les personnes victimes d’intimidation fondée sur des préjugés sont plus susceptibles de s’absenter de l’école, de consommer de l’alcool ou des drogues, de vivre de la violence dans leurs relations et d’avoir des idées suicidaires.

Mais Mme Exner-Cortens a aussi de bonnes nouvelles : les « micro-interventions » dans des cas de victimisation fondée sur l’identité, appelés des « micro-agressions » (c’est-à-dire le dénigrement et les insultes au quotidien), peuvent avoir une incidence importante. Elle a partagé des moyens éprouvés que nous pouvons tous utiliser pour rendre visible ce qui est invisible et pour stopper la victimisation. Si vous entendez quelqu’un faire des micro-agressions fondées sur l’identité, essayez ceci :

  • Exprimez votre désaccord et dites-lui les conséquences négatives que pourraient avoir ses paroles. Le simple fait de dire « Aïe, c’est vraiment méchant ce que tu dis » peut améliorer la situation. Vous pouvez aussi exprimer votre désaccord sans parler, simplement en hochant la tête en signe d’objection.
  • Éduquez la personne en faisant appel à ses valeurs et en l’incitant à faire preuve d’empathie. Vous pouvez souligner ce qui nous unit malgré nos différences.
  • Interrompez la conversation pour désamorcer la situation; cette méthode n’est pas aussi directe que les autres, mais elle peut être efficace pour stopper la victimisation.

Favoriser un environnement positif à l’école pour les jeunes de la communauté LGBTQ+

Dans cet atelier, M. Wells a offert un regard révélateur sur l’approche du gouvernement albertain pour contrer l’intimidation homophobe et transphobe dans les écoles de la province. Beaucoup de progrès ont été faits pour créer des écoles accueillantes et respectueuses, mais il y a encore du chemin à parcourir pour protéger les jeunes de la communauté LGBTQ+ et appuyer leurs alliés. D’autres provinces posent aussi des gestes pour offrir un environnement d’apprentissage sécuritaire et inclusif aux jeunes de la communauté LGBTQ+. Le programme SOGI (Sexual Orientation and Gender Identity), un programme d’éducation inclusif instauré en Alberta, est aussi offert en Colombie-Britannique dans le cadre d’un partenariat avec le programme SOGI 1 2 3. Ce dernier permet de garantir que les enseignants disposent des outils, des ressources et du soutien nécessaires pour créer, de façon proactive, des environnements d’apprentissage sécuritaires et inclusifs pour leurs élèves.

M. Wells a mentionné quatre facteurs clés qui peuvent faciliter la vie des jeunes de la communauté LGBTQ+ à l’école :

  1. Un programme scolaire inclusif
  2. Des enseignants et un personnel bienveillants
  3. Une politique globale
  4. La visibilité et l’inclusion

Ces mesures importantes doivent être appuyées par les enseignants et les administrateurs partout au pays. Je vous invite à en apprendre davantage à ce sujet sur le site web du Réseau EdCan.

Montrer aux témoins comment intervenir

Nous avons tous un rôle à jouer pour favoriser un environnement sécuritaire et inclusif, que ce soit à la maison, au travail ou à l’école, et il est essentiel que les jeunes se sentent à l’aise d’intervenir lorsqu’ils sont témoins de victimisation fondée sur l’identité. Les ressources éducatives offertes par TELUS Averti, préparées en collaboration avec HabiloMédias, dont l’outil Agis! de TELUS Averti et l’atelier du programme Agis! de TELUS Averti, peuvent fournir des stratégies d’intervention sécuritaires et efficaces aux élèves. Une des stratégies les plus simples et les plus efficaces consiste à parler à la victime en privé et lui dire que vous vous souciez d’elle et que vous êtes là pour elle.

Apprenez-en plus et demandez un atelier pour vos élèves ou l’école de vos enfants dès maintenant.

Mots-clés:
Habitudes sécuritaires en ligne
Santé mentale
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