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Jonathan Ayers from Lapin Pressé
Jonathan Ayers from Lapin Pressé

Avec cran, le propriétaire du Lapin Pressé tient bon

Québec · 16 juin 2020

Jonathan Ayers, propriétaire du Lapin Pressé à Montréal

Site Internet: https://www.facebook.com/Lapin-Press/

Instagram: @lapinpresse


Les propriétaires de petites entreprises ont souvent l’impression de devoir tout gérer eux-mêmes. Mais Jonathan Ayers, propriétaire du Lapin Pressé, a appris que faire preuve d’un entêtement exagéré peut être désastreux en temps de pandémie. Il reconnaît qu’il a traversé des moments difficiles, mais il s’en est tiré en étant réceptif au soutien d’autrui.

« Je conseille aux propriétaires de petites entreprises de demander de l’aide, de dire la vérité sur leur situation et d’être francs avec leurs employés, fournisseurs, banques, propriétaires et clients. On ne sait pas d’où viendra cette aide, mais elle ne peut venir à soi si l’on prétend que "tout ira bien" ou que l’on peut le faire tout seul. » – Jonathan Ayers, copropriétaire du Lapin Pressé.

Après avoir étudié à l’étranger, Jonathan Ayers et son partenaire d’affaires, Sylvain Paré, sont retournés à Montréal avec une envie irrépressible d’expresso de haute qualité. Le problème? Il y avait peu d’endroits qui pouvaient les satisfaire. Ils ont donc ouvert le Lapin Pressé en 2009 et offert à leur collectivité une expérience qui se rapproche de celle qu’ils aimaient dans le vieux continent. Le Lapin Pressé est devenu un lieu de rencontre incontournable pour les habitants du quartier, mais quand la pandémie a forcé les restaurants à fermer et à se tourner vers les commandes à emporter, le petit café a été heurté de plein front. Comme ils ne savaient pas combien de temps durerait cette tempête, ils ont décidé de se retrancher et d’attendre de voir comment les choses évolueraient.

Au fil du temps, ils ont commencé à obtenir plus d’information sur les mesures de distanciation physique et de soutien gouvernemental. Jonathan a consulté son personnel et ses fournisseurs et a commencé à élaborer un plan de réouverture en utilisant une fenêtre adaptée aux commandes à emporter. « Nous avons constitué des équipes de deux employés et établi un calendrier où chaque équipe travaille deux jours d’affilée, pour limiter l’exposition au risque, le stress et les risques d’infection. » Comme ces quarts de travail sont longs et épuisants, Jonathan a décidé de faire une pause « siesta » de 30 minutes en début d’après-midi pour que son personnel puisse se reposer et dîner.

Jonathan dit qu’il y a de bons et de mauvais jours. « Certains jours, je passe mon temps à lutter contre l’anxiété paralysante et la fatigue mentale. D’autres jours, je ressens de l’espoir et je me sens soutenu par ma collectivité et mon gouvernement. Et dans les bons et les mauvais moments, j’essaie de me rappeler de rester présent et de patienter pour voir ce qui va se passer par la suite. » Il s’est ouvert sur ses difficultés avec ceux qui l’entourent et a reçu des manifestations de soutien inattendues, comme celles de son propriétaire, de ses courtiers d’assurance et de ses fidèles clients. « Souvent, je me sentais en détresse, mais j’ai sangloté et pleuré plus souvent de gratitude pour le soutien que j’ai reçu simplement parce que j’ai laissé savoir que j’avais besoin d’aide. »

Avec tout ce qui s’est passé au cours des derniers mois, il a compris à quel point préparer un cappuccino avec soin pour quelqu’un est en fait un geste noble qui permet d’exprimer de la bienveillance et du soutien. C’est pourquoi Jonathan continue de servir sa collectivité, et ceux qui l’entourent continuent de le soutenir. L’entraide démontre bien que rien ne peut arrêter le Lapin Pressé et que les petites entreprises qui se cramponnent vont survivre à cette crise.

Pour soutenir Jonathan Ayers, les Montréalais peuvent visiter le site du Lapin Pressé où ils obtiendront de l’information sur les commandes à emporter. Vous habitez ailleurs? Suivez l’entreprise sur Instagram!

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