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TELUS Impact Social
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Ruth Alfred, aînée en résidence au centre de santé Kílala Lelum

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Elder-led mobile health program brings healing to Downtown Eastside

Feb 22, 2021

Ruth Alfred est membre de la nation ’Namgis et a grandi à Alert Bay. En tant qu’aînée en résidence au centre de santé Kílala Lelum, elle offre un soutien culturel et spirituel individuel aux membres dans le besoin : « Je suis essentiellement leur tante ou grand-mère d’adoption. C’est eux qui décident. » PHOTO : RICH LAM

Transformation, amour et acceptation inconditionnels, guérison et bonne santé : ces valeurs en action transforment des vies grâce à un organisme communautaire pionnier travaillant dans le quartier Downtown Eastside de Vancouver.

Il y a deux ans, le Kílala Lelum Health Centre a ouvert ses portes en tant que centre de soins primaires dirigé par des Autochtones et desservant les résidents d’un quartier tissé serré, mais défavorisé, au cœur de la crise de surdoses et d’itinérance de la Colombie-Britannique. Pour honorer les Premières Nations hôtes de la région aujourd’hui appelée Vancouver, le nom Kílala Lelum (ki-LA-LA li-LOUME) a été choisi en consultation avec le peuple Musqueam.

Le nom, qui signifie « maison des papillons », indique clairement l’objectif du centre.

« Nous cherchions à faire venir nos membres du Downtown Eastside pour essayer de les amener à un bon endroit, un lieu de transformation. C’est la raison d’être de Kílala Lelum : la transformation pour nos membres, pour les mettre sur la bonne voie, une voie saine », explique Bruce Robinson, membre fondateur, membre du conseil d’administration et aîné en résidence.  

Le centre existe pour combler un besoin criant dans le système de santé. Chaque nuit à Vancouver, environ 2 223 citoyens se retrouvent sans abri, et les Autochtones comptent pour 39 % d’entre eux. Le racisme systémique, la discrimination, la pauvreté, les traumatismes, la violence et la toxicomanie s’ajoutent aux obstacles qui empêchent plusieurs habitants du quartier d’obtenir des soins de qualité, une situation critique aggravée par la pandémie de COVID-19, qui affecte de façon disproportionnée les peuples autochtones.

« Ces personnes ont souvent les besoins les plus urgents en matière de soins de santé, mais elles ne vont consulter qu’en cas de crise de santé extrême », affirme le Dr David Tu, médecin de Vancouver, fondateur et membre du conseil d’administration de Kílala Lelum.

Profondément enracinés dans la mission de Kílala Lelum, la dignité et le respect se manifestent dans les conseils et la sagesse des aînés. PHOTO : RICH LAM

Kílala Lelum, en revanche, a élaboré un modèle associant la médecine occidentale et les pratiques de guérison autochtones pour fournir des soins opportuns, culturellement adaptés et tenant compte des traumatismes, afin de favoriser la santé, le mieux-être et la stabilité sociale.

Profondément enracinés dans la mission de l’organisme, la dignité et le respect se manifestent dans les conseils et la sagesse des aînés.

« Notre rôle consiste à fournir un soutien individuel aux membres qui en ont besoin. Ils viennent me visiter dans la quiétude de la chambre des aînés, où nous pouvons nous entendre et nous écouter sans être dérangés », explique Ruth Alfred, elle aussi membre fondatrice et aînée en résidence.

« Beaucoup de ceux qui viennent me voir sont sans famille. Soit ils ont été exclus de leur famille, soit ils ont perdu des proches. Je suis donc essentiellement leur tante ou grand-mère d’adoption. C’est eux qui décident. Nous discutons de leurs parcours, de leur désir de se libérer de leur dépendance ou ce qui les empêche de prendre leur vie en main. Nous avons des conversations bien remplies », souligne-t-elle. 

« Je leur propose toujours aussi la portion spirituelle des soins, un brossage avec du cèdre ou une plume d’aigle, ou une purification, précise Bruce Robinson. Il n’y a aucune obligation; c’est leur choix. On l’offre en sachant qu’ils sont maîtres de leur vie, mais qu’ils sont ici parce qu’ils veulent changer. »

Nous sommes tous sur la même voie

C’est pour appuyer Kílala Lelum que TELUS a élargi son programme novateur Santé pour l’avenir à Vancouver. La clinique mobile est spécialement équipée pour offrir des soins de santé primaires et des services de soutien en toxicomanie aux personnes qui se sentent exclues du système de santé. PHOTO : KAREN MACKENROT

C’est pour appuyer Kílala Lelum que TELUS a élargi son programme novateur Santé pour l’avenir à Vancouver. Grâce à une clinique mobile spécialement équipée, l’organisme peut désormais fournir des soins médicaux primaires culturellement adaptés, un soutien culturel offert par des aînés, des services de santé mentale et un soutien en toxicomanie aux citoyens défavorisés du quartier Downtown Eastside. 

Soutenues par un engagement de 10 millions de dollars sur cinq ans de TELUS, des cliniques mobiles semblables sont déjà actives à Vancouver, Victoria, Surrey, Calgary, Edmonton, Ottawa, Montréal, Halifax et Toronto, ainsi que dans les régions de Mississauga-Peel et de Waterloo. Chaque fourgonnette est équipée de la technologie de dossiers médicaux électroniques (DME) de TELUS Santé et du service Wi-Fi LTE de TELUS, ce qui permet aux praticiens de recueillir et de stocker des données sur la santé, d’examiner l’évolution des résultats au fil du temps et d’assurer une meilleure continuité des soins pour les patients dont l’historique médical n’était jusqu’ici consigné nulle part.

Les politiques du gouvernement creusent davantage le fossé numérique au Canada et empêchent certaines régions de bénéficier d’une connexion Internet optimale.

Ces cliniques sont spécialement conçues pour les collectivités où les soins de première ligne représentent un besoin urgent et servent de lien essentiel entre la population et les autorités sanitaires locales. Surtout, elles proposent des services de santé primaires de manière beaucoup moins intimidante aux personnes qui se sentent exclues du système de santé.

Pour le Dr Tu, la clinique mobile permet de tirer parti des relations que Kílala Lelum a formées avec ses membres et patients et, ultimement, d’offrir des soins spécialisés à plus de gens.

« C’est en quelque sorte un processus de découverte. Nous en saurons plus au cours des prochains mois et des prochaines années sur l’incidence de ce programme sur la vie des gens, mentionne-t-il au sujet du nouveau service. J’espère que les gens reconnaîtront que cette équipe mobile essaie d’offrir les meilleurs services possibles à des gens qui ont de la difficulté à obtenir les soins dont ils ont besoin. J’espère que ses efforts seront vus comme un geste important pour essayer de réduire la méfiance à l’endroit du système et des fournisseurs de soins de santé. »

« Mettre de l’avant l’humanité des gens aide à établir des relations. C’est fondamental. Une fois cela fait, nous pouvons travailler à répondre aux besoins fondamentaux des gens », affirme le Dr Tu.

Le moment de l’expansion du programme Santé pour l’avenir ne pourrait mieux tomber. La COVID-19 et les mesures de distanciation adoptées pour ralentir la propagation du virus n’ont fait qu’accroître le sentiment d’isolement que ressentent de nombreux membres de la collectivité, mettant des vies en danger. 

« Nous avons maintenant un coordonnateur mobile, un travailleur communautaire et une infirmière praticienne à bord de la clinique mobile. Ils peuvent sillonner la collectivité, et les clients vont tout simplement à leur rencontre pour obtenir leurs médicaments ou les traitements dont ils ont besoin, mentionne Ruth Alfred. Nous pouvons nous assurer que tout le monde est pris en charge. »

« Ce que nous offrons ici est un service essentiel, ajoute Bruce Robinson. J’ai de la famille ici. Pour moi, ce sont tous des proches. Mais nous disons aussi qu’ils sont membres. Ils sont tous membres. Nous devons considérer tout le monde comme égal. »

Mme Alfred fait écho à l’idée d’assurer la dignité des membres dans leurs interactions avec le personnel et les aînés. 

« Personne n’est différent. Personne n’est au-dessus de quiconque. Voilà ce que je ressens à propos de ma relation avec les membres de Kílala Lelum. Je ne suis pas au-dessus d’eux et ils ne sont pas au-dessus de moi. Nous sommes sur la même voie et nous cherchons la même chose. 

Un homme assis sur un rocher dans la nature travaillant sur un ordinateur portable.

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