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Faites connaissance des médecins derrière notre réponse COVID-19

Médecins · 3 août 2020

Quand l’Organisation mondiale de la santé a déclaré que l’épidémie de COVID-19 était devenue une pandémie, TELUS a mis sur pied un comité consultatif des questions médicales. Ce comité formé d’éminents spécialistes canadiens est chargé de conseiller l’entreprise face à cette crise mondiale sans précédent.

Cette équipe de spécialistes est forte, collectivement, de décennies d’expérience en leadership, en santé publique et mentale, en soins de santé primaires, en santé au travail, en maladies infectieuses, en santé numérique et en politiques de santé. Pendant la pandémie de COVID-19, ses membres ont mis leur expérience au service de la santé des Canadiens en déployant une approche fondée sur des données probantes et en faisant preuve d’un engagement sans faille.

Avec une détermination inébranlable, le comité consultatif des questions médicales a aidé TELUS à naviguer en eaux troubles, prodiguant des conseils et clarifiant les choses, en plus d’apporter de l’espoir à l’équipe de direction – et aux centaines de milliers de Canadiens à qui nous offrons nos services.

Voici les médecins vecteurs de changement derrière la réponse de TELUS à la pandémie :

Dr Dominik Nowak (médecin-chef)

Médecin de famille

Professeur, Université de Toronto

Q : Les membres du comité consultatif des questions médicales ont travaillé nuit et jour pendant la pandémie, assumant de nombreux rôles sur les plans clinique et personnel ainsi qu’en matière de leadership. Qu’est-ce qui rend cette équipe exceptionnelle?

R : Les facultés de leadership en période de crise de tous les membres du comité ont été rudement mises à l’épreuve. Au cours des premières semaines de la pandémie, notre compréhension de la situation changeait tous les jours, souvent même d’heure en heure. Nous avons vite compris qu’il était indispensable d’avoir une diversité de points de vue. Nous avons souvent remis en cause nos idées respectives sur la base de nouvelles données factuelles, d’études et de déductions, ce qui a permis une réponse plus nuancée. Ce dialogue entre nous demeure essentiel, compte tenu des conséquences de nos recommandations pour des milliers de Canadiens. Aucun d’entre nous ne prend les choses à la légère.

Le tourbillon et la pression des premières semaines ont fait de nous une équipe soudée. Chacun respecte l’expertise des autres. Nous poursuivons un but commun et sommes conscients que notre travail change les choses pour de nombreux Canadiens. C’est gratifiant de savoir que nous contribuons à la sécurité des Canadiens en aidant TELUS à leur permettre de rester connectés en cette période de crise porteuse de défis sans précédent pour notre génération.

Dre Diane McIntosh (responsable de la santé mentale)

Psychiatre

Professeure, Université de la Colombie-Britannique Chef des neurosciences à TELUS

Q : Que savons-nous aujourd’hui des conséquences psychologiques et sociales de la pandémie de COVID-19?

R : Nous étions déjà aux prises avec une crise de santé mentale, mais la pandémie l’a amplifiée, générant une anxiété liée à la santé, une détresse financière et de l’isolement. Nous constatons déjà l’effet de ces facteurs de stress : par rapport à l’avant-pandémie, les cas de forte anxiété ont quadruplé, ceux de dépression ont doublé, et la consommation d’alcool et les morts par surdose ont considérablement augmenté.

Ces problèmes rendront-ils la société plus sensible aux besoins de soutien et de ressources en santé mentale? Malheureusement, je crains qu’il faille encore attendre que plus de personnes soient touchées pour forcer les gouvernements à changer les choses. Nous serons peut-être obligés d’apporter des changements face à la dégradation de la santé mentale, qui ne pourra que s’accentuer tant que la pandémie et ses conséquences économiques continueront à peser sur les collectivités.

Dre Anita Rachlis (responsable des maladies infectieuses)

Infectiologue

Professeure émérite, Université de Toronto

Q : Quelles leçons tirées de la première vague de la pandémie de COVID-19 au Canada nous permettront de nous préparer aux vagues à venir ou à d’autres pandémies?

R : Même si nous avions tiré certaines leçons de l’épidémie de SRAS en 2003, nous n’étions pas prêts à affronter la COVID-19. Certaines provinces ont mieux répondu que d’autres à la pandémie et devraient être considérées comme des modèles, mais il faut que les gouvernements fédéral et provinciaux remédient aux lacunes observées. Ils doivent par exemple veiller à ce que les réserves d’équipement de protection individuelle (ÉPI) et critique soient suffisantes, tout comme le nombre de fabricants canadiens de ce type d’équipement, pour que nous ne soyons plus dépendants de l’étranger à cet égard. Nous n’avons par ailleurs pas pleinement mesuré la vulnérabilité des aînés qui vivent en établissement de soins de longue durée.

Pour contrer la transmission de la COVID-19, nous devons mettre en place des plateformes numériques efficientes et efficaces qui permettent la saisie, la consultation et l’analyse de données concernant les nouveaux cas de COVID-19. Cela nous aidera à tester les gens de manière plus rapide et plus ciblée, à procéder aux recherches de contacts nécessaires, ainsi qu’à affecter le personnel qui s’impose pour affronter la crise. La collecte coordonnée de ces données permettra aussi une modélisation épidémiologique et une prédiction des besoins plus efficaces.

Nous devons déployer des processus novateurs pour réduire la transmission du virus et prévenir de possibles vagues à venir, ce qui contribuera à dissiper l’anxiété et permettra à notre pays d’aller de l’avant de façon constructive.

Dr Neal Sutton (responsable de la santé au travail)

Médecin du travail

Professeur, Université de Toronto Directeur médical pour plusieurs entreprises FP500 Avocat

Q : En quoi la promotion de la santé au sein des organisations a-t-elle évolué pendant la pandémie de COVID-19?

R : Au fil de la pandémie, la promotion de la santé au travail a évolué vers une approche plus holistique axée sur la vie non seulement professionnelle, mais aussi privée, prenant par exemple en compte les problèmes de santé familiale ou encore de transport entre le travail et le domicile. La santé à la maison et la santé au travail sont liées. Il faut veiller aux deux pour protéger les travailleurs des risques liés à la COVID-19.

La somme de données relatives à la COVID-19 est énorme, et la science progresse rapidement. Plus que jamais, les organisations font appel aux conseils d’experts médicaux pour distinguer les données fiables et à jour des données vagues, trompeuses ou dépassées.

Dr Mark Gelfer (responsable de l’innovation)

Médecin de famille

Professeur, Université de la Colombie-Britannique Fondateur et président du conseil d’administration de GenXys Health Care Systems

Q : Dans la foulée de la COVID-19, quels changements espérez-vous voir apportés dans le système de santé?

R : La pandémie de COVID-19 a entraîné l’introduction et l’adoption rapide de nombreuses technologies numériques bénéfiques à la nation. Grâce à la télémédecine, les gens peuvent consulter des professionnels de la santé à distance afin de savoir s’ils doivent se rendre aux urgences ou chez le médecin. La surveillance à distance des signes vitaux leur permet de rester chez eux et de gérer avec ces mêmes professionnels les maladies aiguës ou les problèmes de santé chroniques dont ils sont atteints. De plus, la mise en commun des résultats en recherche médicale a été fortement accélérée par leur publication en ligne avant leur parution sur papier, ce qui permet aux responsables des politiques de santé d’en prendre connaissance beaucoup plus rapidement.

Une fois que la pandémie de COVID-19 sera derrière nous, j’espère que nous continuerons d’explorer et d’adopter de nouvelles technologies numériques qui nous aideront à être en meilleure santé et faciliteront le parcours de chacun au sein du système de santé.

Dr Jesse Kancir (responsable de la santé publique)

Médecin famille et résident en chef responsable de la santé publique, Université de la Colombie-Britannique

Ancien conseiller auprès de la ministre Jane Philpott Participant à la réponse provinciale à la COVID-19 au côté de la Dre Bonnie Henry, médecin hygiéniste provinciale de la Colombie-Britannique.

Q : Quels facteurs expliquent la réponse exemplaire de la Colombie-Britannique à la pandémie? Sur lesquels de ces facteurs TELUS a-t-elle elle aussi misé?

R : La grande efficacité dont a fait preuve la Colombie-Britannique dans sa réponse à la COVID-19 tient à plusieurs compétences de premier ordre sur lesquelles elle a pu compter. J’ai eu le privilège de travailler au côté de personnes compétentes, compatissantes et dignes de confiance qui savent prendre des décisions fondées sur les données pour protéger les Britanno-Colombiens. Il faut aussi se rappeler que la crise des opioïdes qui sévit ici, dans la province, avait déjà engendré un sentiment d’urgence au sein du personnel et de l’infrastructure de santé publique. Il faudra que ce sentiment perdure une fois la pandémie terminée. Cela montre l’importance d’être bien préparés.

Même s’il n’existe que depuis peu, le comité consultatif des questions médicales de TELUS possède les mêmes atouts. Ses membres se respectent les uns les autres, et chacun apporte son expertise au groupe. L’entreprise met systématiquement en œuvre ses recommandations, qui visent avant tout à assurer la santé et la sécurité des clients et des employés. Elle a ainsi pu agir sans tarder, de manière équilibrée ainsi que dans le respect des bonnes pratiques médicales et de santé publique.

La réponse de la Colombie-Britannique et celle de TELUS à la pandémie ont été excellentes. Je suis fier d’avoir pris part aux deux.

Dr Allan Detsky (responsable des politiques de santé et des questions économiques)

Interniste et économiste de la santé

Membre de l’Ordre du Canada

Professeur en politiques, en gestion et en évaluation de la santé, Université de Toronto

Q : En tant que dirigeant, vous avez connu l’épidémie de SRAS, puis la pandémie de COVID-19. En quoi les défis posés par chacune de ces crises diffèrent-ils?

R : La plus grande différence entre le SRAS et la COVID-19 est que le premier s’est avant toute propagé au sein d’établissements de santé où de « supercontaminateurs » étaient hospitalisés. L’épidémie ne s’est jamais vraiment répandue dans la collectivité. Le parcours clinique des patients atteints du SRAS était aussi beaucoup plus prévisible. La plupart d’entre eux développaient des symptômes clairs, ce qui entraînait leur prise en charge et leur isolement. L’épidémie de SRAS n’a touché qu’un petit nombre de personnes, perturbant le fonctionnement des systèmes de santé locaux où s’étaient rendus de supercontaminateurs (ex. Hong Kong, Taïwan et Toronto). Nos équipes de santé publique n’ont pas été débordées, et il était facile de tester les gens, de procéder aux recherches de contacts nécessaires, ainsi que d’isoler et de prendre en charge les personnes contaminées. En revanche, contrairement aux ressources que nous avons pour la COVID-19, nous ne disposions pas pour le SRAS de tests permettant de déceler la présence du virus. Les diagnostics étaient donc plus incertains. Ces différences fondamentales expliquent pourquoi la pandémie de COVID-19 a posé aux dirigeants du monde entier des défis inédits en matière d’innovation.


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