Créer un endroit où l’on se sent chez soi

Santé | 8 avril 2015
Deux jeunes garçons jouant

Aider un organisme riche d’une histoire de 125 ans à poser des gestes porteurs de grands changements.

Dans le Canada atlantique, nous avons saisi l’occasion de réaliser un investissement communautaire ayant des répercussions à l’échelle locale.

La création du service communautaire Chisholm Services for Children remonte à 1890. Son histoire, tout comme la nôtre, illustre la nécessité de constamment évoluer de façon à toujours répondre aux besoins de la collectivité. « Les fondatrices de nos programmes sont venues à Halifax dans le but d’offrir du soutien aux femmes et aux enfants marginalisés au sein de la collectivité » indique Wade Johnston, directeur général, Chisholm Services for Children.

Comprenant l’importance des services communautaires, Chisholm Services for Children a mis en place des programmes de services résidentiels, notamment des résidences pour enfants dans le besoin. Depuis, l’organisme a fourni à 600 enfants et adolescents des soins en établissement à long terme offerts jour et nuit. « Autrement dit, nous leur offrons un endroit où ils se sentent chez eux » explique M. Johnston.

"Nous tentons de les faire changer de voie et de les inciter à se creuser un nouveau chemin dans la neige, ce qui n’est pas chose facile"

Wade Johnston

directeur général, Chisholm Services for Children

En 2011, les services offerts par l’organisme ont dû s’adapter à un nouveau besoin de la collectivité — trouver un endroit où placer les enfants de 12 ans et moins ne pouvant plus demeurer dans leur foyer en raison de conflits familiaux. Dans la plupart des cas, il s’agissait d’enfants ayant besoin de protection après avoir fui un milieu de maltraitance et de négligence. Aujourd’hui, l’organisme intervient auprès de huit enfants présentant des besoins sérieux.

Logo des services Chisholm pour les enfants

Contribuer au mieux-être de huit enfants peut sembler peu, mais voyez l’histoire d’une petite fille que nous avons aidée. Celle-ci était alors âgée de sept ou huit ans et sa famille d’accueil n’en pouvait plus de son comportement difficile. À mesure que la petite fille grandissait, elle faisait très souvent l’école buissonnière et était décrite comme une enfant solitaire, agressive et anxieuse. Dix-huit mois après son intégration au programme Chisholm, elle a commencé à exprimer sa vraie personnalité. Au cours de cette brève période, elle a entrepris de résoudre ses difficultés à établir des relations saines avec les adultes et les jeunes de son âge. Lorsqu’elle a quitté le programme, elle fréquentait l’école à temps plein. En envisageant le programme en tant que service offert jour et nuit, on comprend qu’il peut engendrer une transformation en peu de temps. Et nous n’en sommes qu’au début de l’histoire.

« La famille d’accueil qui avait pour ainsi dire fermé la porte à la petite fille est venue rencontrer les cliniciens et l’équipe d’intervenants de l’organisme dans le but de se renseigner sur les traumatismes subis durant l’enfance et sur les façons de soutenir la petite fille, poursuit M. Johnston. Les membres de la famille ont compris que leurs méthodes de gestion du comportement différaient des nôtres et qu’il leur fallait maintenant aborder la question d’une toute autre manière. Ils ont été en mesure d’organiser le retour de la petite fille au sein de leur foyer, puis de la reprendre officiellement dans l’espoir de l’adopter un jour ».

De telles histoires nous réjouissent de notre appui à l’organisme Chisholm Youth et de notre collaboration avec celui-ci depuis 2010. Une partie du financement que nous avons offert a également été affecté au programme d’alphabétisation de l’organisme. Appelé LINKS, le programme vient en aide à 200 enfants de la collectivité âgés de six à douze ans, dont le niveau de lecture est inférieur à leur année d’étude ou qui ont reçu un diagnostic de trouble d’apprentissage.